Concevoir un sac à buches avec Noujica

Le duo de créatrices Jinny Lévesque et Catherine Cournoyer se rencontre au cégep dans un cours darts plastiques. Leur complicité s'impose dès le début et bientôt, l'artiste verrier et la designer d'impression textile s'unissent pour créer leurs premiers produits textiles éthiques. Une décennie plus tard, elles collaborent avec BESIDE pour un projet unique de sac à buches.

Texte—Léa Beauchesne
Photos—Eliane Cadieux

Catherine commence une phrase, Jinny la complète naturellement. Les deux femmes incarnent le parfait duo de créatrices entrepreneures. À l’aube de leur vie d’adulte en devenir, elles lancent ensemble l’aventure Noujica. Inspirées et inspirantes, les deux artisanes proposent des objets nés uniquement de matériaux recyclés et organiques, tels le coton, le cuir et le lin. Elles priorisent toujours les fournisseurs locaux, les plus éthiques possible. Après plusieurs collections de vêtements, elles souhaitent aujourd’hui ancrer davantage leurs créations dans leurs valeurs personnelles en façonnant des objets durables et intemporels. Le sac à buches créé en collaboration avec BESIDE devient un heureux symbole de ce vent de changement.

Catherine, Jinny, comment vos valeurs teintent-elles l’histoire de Noujica?

Dès qu’on a créé nos premiers échantillons, on a tout de suite intégré tout ce qui était issu du design écologique et durable. On a commencé à concevoir des accessoires d’hiver, des foulards, des sérigraphies, toujours avec des tissus qu’on récupérait, par exemple dans des Village des Valeurs. Pour prendre de l’expansion, on a dû faire preuve d’une certaine, d’où la recherche de fournisseurs de coton bio teint ici.

Tout l’aspect «couture» de nos créations est effectuée par des entreprises de réinsertion sociale pour aider les femmes à trouver un travail, à le garder, aussi. Il y a vraiment une réflexion derrière chaque produit qu’on conçoit.

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Vous utilisez des matériaux organiques, dont le cuir. Qu’est-ce que le cuir de tannage végétal exactement?

Souvent, quand on dit «tannage végétal», les gens pensent que c’est un cuir végétal, comme de la viande à base de végétaux. C’est en fait un cuir fabriqué avec des produits 100% naturels, contrairement au cuir conçu par tannage avec chrome, qui est super polluant. Couramment, dans les villages où l’on pratique le tannage, les habitants vivent des rivières, des cours d’eau qui les entourent. Ils n’ont pas de système d’irrigation d’eau. L’eau traitée avec le chrome et utilisée pour le tannage est la même que celle que les habitants consomment. Cela a deux conséquences dramatiques: ça engendre des maladies et c’est terrible pour l’écosystème. Le cuir de tannage végétal, c’est génial, car sont ainsi mises à profit des matières organiques: des écorces d’arbre, des épices, ce qui est retrouvé sur les terres. L’utilisation de cuir est assez controversée, mais il faut considérer la longévité du produit — quand on utilise un faux cuir, souvent fait en plastique, sa durée de vie est vraiment courte. On ne tue jamais un animal pour le cuir. on récupère des peaux qui auraient été jetées, sinon.

Pourquoi, selon vous, a-t-on plus de facilité à acheter de la nourriture bio que des vêtements éthiques?

Peut-être parce qu’il y a un côté plus plaisir partagé avec la nourriture. Ta banane, tu la manges, c’est un effet direct sur ton corps, puis tu le sais que c’est bon pour l’environnement. Mais pour ton chandail H&M à 5 dollars, c’est plus insidieux. Pour comprendre l’impact de ce chandail-là, il faut s’informer. C’est donc beaucoup plus invisible, mais une fois qu’on en sait plus, dès qu’on a le moindrement conscience, on ne peut pas faire un retour en arrière. Ça va donc bientôt devenir comme la banane bio. C’est juste que le lien est moins direct, mais une fois qu’on le sait, c’est difficile de faire quand même le choix d’acheter un chandail à 5 dollars.

L’entretien d’un vêtement, le lavage qu’on fait à la maison, ça compte pour 26% de son impact environnemental. Le polyester, ça devient du nanoplastique qui se retrouve dans nos rivières.

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Créer un sac à buches avec
BESIDE et la Fabrique 1840

La confection d’un sac à buches s’est faite naturellement pour le duo derrière Noujica. Approchées par BESIDE et la Fabrique 1840 qui avaient cette idée en tête, les créatrices ont été enchantées par le concept. Le sac, elles connaissent. L’idée de lui donner une toute nouvelle utilité les a inspirées pour concevoir un sac aux lignes épurées, mais à la fabrication robuste. Elles amorcent le processus de création en établissant tous les aspects dont elles doivent tenir compte: tissus, objectifs, contraintes, aspect final, fonctionnalité de l’objet. 

Entre les allers-retours pour trouver les matériaux parfaits, Catherine propose des dessins qui nourrissent la démarche sur le plan créatif, mais aussi technique. Les matériaux choisis par Noujica sont toujours durables et sont les plus éthiques possibles. Le sac à buches s’inscrit dans cette même démarche créative et saura vous aider à alimenter des centaines de feux.

Sac à buches

À la fois robuste, éthique et durable, son design lui donne un style unique. La longueur des ganses en cuir permet de le porter facilement à l’épaule ou à la main. Une sérigraphie est subtilement imprimée à l’intérieur des ganses. La toile épaisse et résistante à l’eau, l’ajout des bandes de cuir sur la longueur du sac ainsi que les rivets et renforts assurent une grande robustesse et une durabilité. Sa bonne dimension peut contenir de nombreuses buches mesurant jusquà de 50 cm de longueur.

Chaque Chalet BESIDE sera équipé d’un sac à buches Noujica, et celui-ci est également offert sur la boutique en ligne de Fabrique 1840, le lieu de rencontre des créateurs et artisans canadiens.

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