Une année de projets manqués

Les ratés et petites victoires de vos projets DIY de pandémie.

Illustrations—Maxime Prévost

Nous vivons avec la pandémie de COVID-19 depuis plus d’un an. Le virus a modifié notre quotidien de bien des façons, et nous a obligé·e·s à passer plus de temps à la maison. Plusieurs d’entre nous en ont profité pour s’adonner à un nouveau passetemps ou développer une habileté, sans toujours avoir le succès espéré.

À BESIDE, nous pensons que l’échec est aussi important que la réussite. C’est pourquoi nous avons demandé à nos lecteur·rice·s, collaborateur·rice·s et collègues de partager avec nous les accrocs, erreurs, ratés et petites victoires de leurs projets DIY de pandémie. Voici quelques-uns des témoignages reçus.

Eric fabrique du savon
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Durant la pandémie, Eric Parent est passé en mode hibernation. Avec la mise à l’arrêt de la plupart de ses projets, et donc plus de temps libre devant lui, le moment semblait parfait pour tenter de réaliser un de ses rêves: fabriquer du savon noir ancestral avec de la graisse animale et des cendres de bois.

Eric, qui s’intéresse depuis longtemps à la préparation aux situations d’urgence et au survivalisme, savait déjà fabriquer du savon artisanal. Au lieu d’amasser objets divers et nourriture, il a consacré son temps à développer des habiletés pour devenir autonome — faire son propre savon dans sa cuisine, par exemple. Grâce à sa formation de chimiste, il a été en mesure de manipuler de l’hydroxyde de sodium et de suivre la recette avec une relative facilité (même si ses enfants se sont moqués de ses lunettes et de ses gants de protection à la Breaking Bad).

La fabrication du savon avec de la graisse animale présente cependant un défi de taille.

Inspiré par la débrouillardise des anciennes générations, qui utilisaient des choses toutes simples pour faire du savon, Eric a commencé à récupérer le gras de poulet, souvent après avoir cuisiné des repas dans la mijoteuse, et à le conserver au congélateur.

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Pour la cendre, il n’avait qu’à fouiller dans son poêle à bois.

Bien qu’on puisse trouver toutes sortes de tutoriels vidéos en ligne, il n’existe aucune recette accessible de savon noir ancestral. Quiconque tente le coup doit donc adopter une approche expérimentale, ce qui convenait parfaitement à Eric. Après avoir accumulé suffisamment de gras, il en a éliminé les impuretés, a mélangé tous les ingrédients et a versé la préparation dans un moule.

Tout semblait bien aller, mais lorsqu’il a vérifié sa concoction le jour suivant, Eric a constaté que le savon était gluant et gélatineux et que sa texture n’avait pas du tout la consistance espérée. Même s’il aurait pu l’utiliser pour du savon à lessive, sa déception était trop grande, et ce premier essai a fini à la poubelle. Lorsqu’il sera prêt à réessayer, Eric compte acheter sa graisse directement à la boucherie. Il doit aussi faire plus de recherches, mais il demeure optimiste. «Je finirai bien par réussir!» lance-t-il.

Aliya fait cuire du pain
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Artiste et baladodiffuseuse de Toronto, Aliya Pabani a commencé à faire son propre pain dans les premières semaines de la pandémie quand elle s’est retrouvée, comme bien des gens, confinée chez elle avec beaucoup de temps libre. Une personne de son entourage lui a envoyé une recette de pain au levain sans pétrissage supposément fiable et facile, ce qui semblait être un point de départ parfait.

Ce type de pain nécessite une matière première, et heureusement, Aliya a pu obtenir une base de levain gratuitement à sa boulangerie italienne préférée. «Je trouvais ça bizarre qu’on m’offre ce dont j’avais besoin pour faire mon propre pain, mais avec le recul, c’est évident que les gens là-bas savaient que le résultat ne serait pas satisfaisant», dit-elle en riant.

À peine sortie du four, sa première miche ressemblait à une boule dense, ce qui n’a pas empêché Aliya d’envoyer une photo de sa création à ses proches. «À ce moment-là, juste le fait d’avoir réussi à faire un pain, c’était une victoire immense.»

Si ses fournées se sont améliorées avec le temps, elle les aimait pourtant de moins en moins.

Les magnifiques pains au levain artisanaux qui abondaient sur son fil Instagram lui faisaient voir toutes les imperfections de son propre pain: les bulles étaient trop petites, et la croute, pas assez souple.

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Elle s’est acharnée à raffiner sa technique, allant même jusqu’à acheter une balance pour plus de précision, mais son pain n’était jamais à la hauteur.

Certains aspects de la boulangerie lui plaisaient tout de même, tout particulièrement le rituel qui consiste à retourner la pâte toutes les demi-heures, ce qui coïncidait toujours avec une pause de travail. Et même si ses pains n’étaient pas dignes d’Instagram, les gens autour d’elle les aimaient.

Elle a fini par en avoir assez, mais n’abandonne pas le levain qui veut. Cette matière vivante a besoin de nourriture (farine) et d’eau chaque jour, et interrompre le processus donne l’impression de commettre un meurtre. Aliya a persévéré pendant quelque temps, mais avec la reprise du travail à temps complet, elle ne pouvait plus faire du pain aussi souvent qu’avant. Au bout d’un moment, faute d’être nourri, son levain est mort.

Aliya a réalisé qu’elle préfère simplement le bon pain de sa boulangerie, mais elle est heureuse de savoir comment le faire elle-même. L’expérience lui a rappelé à quel point elle aime les activités tactiles, comme la peinture et le dessin. Même si son pain n’a pas été une réussite d’un point de vue esthétique, ce projet lui a donné l’occasion de passer du temps loin des écrans et de travailler avec ses mains.

Hélène fait pousser de l’herbe
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Au printemps dernier, Hélène Philion, Directrice de l’accompagnement stratégique et associée chez BESIDE, venait de rentrer de voyage après une retraite de yoga au Costa Rica lorsque la pandémie est survenue et l’a contrainte à se confiner dans sa maison de campagne à Magog. Avec les voyages d’affaires interrompus, cette consultante stratégique à l’emploi du temps chargé s’est tout à coup retrouvée avec quelques heures de plus par jour à son horaire.

Selon Hélène, le fait d’avoir autant de temps a ravivé la fermière en elle, ce qui l’a amenée à se procurer toutes sortes de matériel de jardinage et de nouvelles plantes. Elle a ensuite élaboré un plan pour donner un coup de jeune à sa pelouse, qui, après des années de négligence, était envahie par les mauvaises herbes.

Elle a donc acheté des graines, les a semées à la main et a saupoudré le tout d’engrais organique.

Résultat? Une mosaïque de touffes d’herbes vert foncé, des parcelles dénudées, des amas de pissenlits et des mauvaises herbes vagabondes encore plus envahissantes ont pris le contrôle du jardin, des platebandes et de grandes parties de la pelouse.

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Hélène a redoublé d’efforts tout l’été, mais elle a fini par réaliser qu’elle n’aurait jamais le dessus sur les mauvaises herbes. En dernier recours, elle a dû sortir l’artillerie lourde. En aout, elle a installé une immense toile géotextile pour tout éliminer et recommencer à neuf.

Elle a profité de l’hiver et du printemps pour s’informer sur le sujet, afin d’être prête lorsque les journées seront plus chaudes et que ce sera le bon moment pour jardiner. Cette année, elle compte planter des fleurs indigènes et des vivaces, et planifie d’aménager une serre: «J’aime bien jouer dans la terre», dit-elle.

Jean Sébastien construit une terrasse
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Après une année de relations de plus en plus tendues avec son voisinage plutôt irrespectueux, Jean Sébastien Lévesque a décidé de profiter de la pandémie pour se venger. Lui qui a longtemps enduré de la musique à plein volume lors de soirées qui s’étiraient jusqu’aux petites heures, a eu envie de faire du bruit à son tour avec un marteau et des clous. Il a donc construit une terrasse — en fait, deux.

Sans réelle compétence dans le domaine, Jean Sébastien n’a pas pris plaisir au processus, qui a nécessité plus d’une vidéo YouTube et donné lieu à beaucoup de gros mots et à une facture salée de bois de cèdre.

L’expérience, dans un contexte de tensions avec le voisinage, a été somme toute pénible. «Je ne recommande à personne de se lancer là-dedans», dit-il.

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Il a tout de même réussi à assembler deux terrasses qui se tiennent, en plus d’apprendre les rudiments de la construction. Encore mieux, son initiative a vivement impressionné son fils de sept ans. «C’est mon père qui a construit les terrasses», répétait-il à qui voulait l’entendre. «Les deux terrasses!» Même si le processus n’a pas été des plus agréables, Jean Sébastien aura au moins eu l’occasion de se servir d’une scie à table.

Malgré tout ce travail, Jean Sébastien et sa famille quittent la banlieue cet été pour aller vivre en campagne. «J’aime vivre en forêt, au fin fond du bois. Ou alors en ville, dans une jungle de béton. Mais l’entredeux, bof», conclut-il.

Mark élève des vers
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Au printemps dernier, au plus fort du confinement, Mark Mann, rédacteur en chef adjoint associé à BESIDE, et Jocelyn Parr, son épouse, ont décidé d’élaborer des plans de jardinage urbain plus ambitieux. Après avoir fait germer des semences sur des rebords de fenêtres, ils ont acheté plusieurs grands pots et une douzaine de sacs de terreau dans l’objectif de se concocter de délicieuses salades provenant directement de leur terrasse arrière. Il et elle n’avaient toutefois pas remarqué qu’une rangée d’arbres ombrageait toute la cour, nuisant à la croissance des semences. En juillet, le couple a déplacé les plantes sur le toit du cabanon, plus ensoleillé, mais il était trop tard.

Résolu à faire mieux en 2021, Mark a acheté un ensemble de lombricompostage en décembre, ainsi que 1 000 vers rouges. Selon les instructions, le printemps venu, les vers auraient produit une quantité abondante de fumier foncé, un engrais naturel riche en nutriments. Mark a donc reçu sa lombricompostière Worm Factory 360 à temps pour Noël, et les vers sont arrivés par messagerie à vélo, par une soirée glaciale de janvier. Quand il a ouvert le sac, une boule de vers roses de la taille d’un pamplemousse est tombée dans le bac.

Mark a lu des guides et regardé des vidéos — il y en a beaucoup! — sur le lombricompostage, notamment sur la façon d’entretenir la litière et les aliments à donner aux vers (les viandes, produits laitiers, agrumes, tomates et oignons sont à proscrire; il faut plutôt favoriser les pelures de fruits et légumes, grains de café, coquilles d’œufs broyées et autres déchets organiques).

Mais un matin, il est descendu au sous-sol et a constaté, horrifié, qu’une bonne partie de ses vers jonchaient le sol, tous desséchés. En dépit de ses efforts, un bon nombre de lombrics étaient morts.

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Malgré cette perte, les vers restants ont continué de s’épanouir. Mark a compris que la litière devait être plus humide, et il a ajouté une couche faite de papier déchiqueté et de feuilles mortes, où les vers peuvent aller s’ils ont besoin d’espace. Il a bon espoir que son jardin aura plus de succès à l’arrivée du beau temps, grâce aux vers qui ont survécu.

Bianka et Stéphane cultivent des champignons
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Bianka Bernier et son conjoint, Stéphane Arcand, ont commencé à s’intéresser à la culture de champignons après une promenade en forêt avec leur jeune fils, qui voulait prendre en photo chaque spécimen trouvé. Pour encourager cette nouvelle passion, le duo a d’abord tenté la cueillette, mais comme cette activité se pratique seulement quelques mois par année, il et elle ont plutôt décidé d’essayer de cultiver des champignons à la maison. Durant l’automne et l’hiver 2019, Bianka et Stéphane ont suivi un cours d’introduction et ont produit une première récolte dans leur petit appartement à l’aide d’une trousse toute simple. L’expérience a été un succès et leur a donné l’occasion d’offrir plein de pleurotes en guise de cadeaux de Noël cette année-là.

Au début de 2020, il et elle ont répété le processus. Puis, quelque temps après, la pandémie a frappé. À la fin du mois de mars, au moment où le niveau d’anxiété collectif était à son maximum, le couple a décidé de fuir la ville pour passer quelques mois à l’érablière des parents de Bianka. Avant leur départ, il et elle ont placé les pots de champignons sur des sacs de plastique sur le comptoir, et sont parti·e·s en se croisant les doigts.

À leur retour, deux mois plus tard, le mycélium (le vrai champignon, car ce qu’on appelle «champignon» est en fait le fruit) avait transpercé le plastique et commencé à dévorer le bois.

S’ils étaient revenu·e·s plus tard, le champignon aurait englouti tout le meuble.

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Mais cet incident n’a pas découragé le couple, qui a décidé cet été-là de réaliser un rêve, celui d’acheter une maison sur un terrain de 20 acres près de Rawdon, au Québec. Ayant désormais plus d’espace, Bianka et Stéphane ont délaissé la trousse de base pour faire pousser des champignons de A à Z. Ainsi, après plus de recherche et de planification, les champignonnistes en herbe ont préparé et inoculé le substrat (le matériau dans lequel le mycélium croît). Et pour éviter que les fongus ne dévorent les meubles une fois de plus, la préparation a été posée sur une surface de métal.

Bianka et sa famille sont tombées en amour avec les champignons et leur côté étrange — le fait qu’ils ont leur propre univers, un monde ni végétal ni animal. Pour Bianka, ils semblent un peu extraterrestres, et chacun a ses particularités, sa personnalité bien à lui, et ses préférences alimentaires. «J’ai l’impression qu’on n’aura jamais fini d’apprendre avec les champignons. Et ça, c’est vraiment stimulant.»

Camille coud une courtepointe
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Au printemps dernier, Camille Monette, directrice stratégie et contenu chez BESIDE, a eu l’occasion de rencontrer Marilyn Armand, courtepointière et fondatrice de l’atelier Le Point visible. L’artiste fabrique de magnifiques courtepointes en utilisant des techniques traditionnelles et des tissus surcyclés, et Camille, inspirée par sa passion et par la riche histoire de cet art, a décidé de fabriquer de s’en fabriquer une.

Elle ne partait pas de zéro, puisqu’elle a appris à coudre pendant ses études en design de mode, mais pour ne prendre aucun risque, elle a acheté un ensemble de morceaux de tissu précoupés. Elle a commencé par un petit projet, avec l’objectif d’offrir un cadeau à une amie qui attendait un bébé. Toutes les conditions étaient réunies pour que ce soit facile, mais lorsqu’il s’agit de coudre une courtepointe, rien de plus facile que de faire des erreurs. Et Camille en a commis quelques-unes.

La fabrication d’une courtepointe exige un travail de grande précision avec la machine à coudre, et une erreur d’un millimètre peut tout gâcher. Lorsque ses coutures se sont mises à aller de travers, Camille a passé des heures à regarder des vidéos sur Google pour essayer de régler le problème.

Mais chaque fois qu’elle se remettait à l’ouvrage, elle devait invariablement composer avec un nouvel imprévu.

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Finalement, Camille a réalisé qu’elle devait lâcher prise: «Mieux vaut une courtepointe achevée qu’une courtepointe parfaite», conclut-elle. C’est en faisant des erreurs qu’on finit par apprendre, et en ce sens, cette première tentative a été formatrice. Malgré les difficultés, elle a trouvé l’activité très méditative. Quand elle aura retrouvé l’énergie, elle entend bien s’y remettre.

Hélène communique avec les animaux
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Si les deux premières semaines de la pandémie ont été très angoissantes pour Hélène Binette, gardienne de chiens, elle a rapidement repris le dessus en se concentrant sur les aspects de sa vie qu’elle pouvait contrôler et les bons côtés de son quotidien. Même si elle disposait d’autres moyens de gagner de l’argent, ses contrats de gardiennage se sont interrompus lorsque les gens ont arrêté de voyager.

Amoureuse des animaux depuis l’enfance, Hélène a décidé de compenser l’absence de ses amis poilus en suivant un cours de communication animale. Et ce qui l’a motivée, c’est en partie son travail avec un chien de zoothérapie qui aide des personnes en traitement contre le cancer. Elle soutient que chaque rencontre entre un animal et un malade était unique et profonde, et cela lui a donné envie d’en apprendre plus.

Elle s’est donc inscrite à un cours en ligne pour s’initier à la communication avec des animaux domestiques comme des chiens, des chats et des rongeurs, et même avec des animaux de ferme. Cependant, le cours, sous forme de capsules vidéos, n’offrait aucune interaction.

Elle a rapidement réalisé qu’elle avait besoin d’une connexion humaine pour apprendre. Sans ce lien, elle se sentait incapable de se concentrer ou d’assimiler la matière. Dans ces circonstances, elle a fini par abandonner sa formation.

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Déçue, elle a décidé de suivre un autre cours, offert sur Zoom. Cette fois-ci, ç’a marché. Elle a appris que la communication animale était au fond une forme de télépathie. En s’exerçant à garder une ouverture de cœur et d’esprit, on peut établir un lien profond avec les animaux, selon elle.

Ce qu’Hélène a compris, c’est qu’il lui était difficile d’intégrer seule un tel apprentissage. Elle a besoin d’un contact humain, de soutien et d’occasions de partager ses réussites et ses échecs, et d’apprendre des autres. En ce moment, elle s’entraine avec les animaux de ses ami·e·s et compte suivre un cours avancé ce printemps.

Audrey et Etienne réparent une grange
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Pendant des années, Audrey Guy et Etienne Bélanger-Caron ont rêvé de gérer une ferme qui offrirait un emploi épanouissant à des personnes ayant de la difficulté à accéder au marché du travail. Tous deux occupent un emploi régulier — Audrey travaille comme chercheuse en santé mentale et Etienne est le directeur d’un organisme œuvrant auprès de personnes vivant dans la rue —, mais ces jours-ci, ils consacrent leur temps libre à apprendre les rudiments du maraichage. Dès l’an prochain, le couple prévoit offrir des «paniers solidaires», une initiative permettant aux personnes qui ont les moyens d’aider des gens dans le besoin à accéder à des fruits et légumes issus d’une agriculture durable.

En 2016, Audrey et Etienne ont réalisé la première partie de leur rêve en achetant une propriété en campagne comprenant une vieille grange datant des années 1870. Le projet de ferme progressait lentement, mais la pandémie a frappé et les longues journées devant l’ordinateur leur ont encore plus donné envie de travailler sur le terrain et de vivre près de la nature.

Etienne a d’abord décidé de s’attaquer à la vieille grange, dont la structure devait être redressée. Avec l’aide d’une personne du voisinage, il a attaché des sangles aux poutres affaissées afin de les redresser progressivement au fil des semaines.

Un jour, alors qu’il était perché sur une haute échelle et resserrait une des sangles, celle-ci s’est soudainement détachée, ce qui l’a projeté au sol.

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C’est sa tête qui a en partie accusé le choc. Un grave traumatisme crânien et une sévère commotion cérébrale ont failli lui couter la vie et l’ont laissé sourd de l’oreille gauche de façon permanente. Et les poutres continuent de s’affaisser.

Inutile de dire que le projet de restauration de la grange a été mis un temps sur pause, mais une fois Etienne remis de sa commotion, le couple a décidé d’acheter un lopin de terre adjacent, qui inclut un bâtiment agricole en bonne condition. Cette importante étape leur a permis de profiter de la pandémie pour planifier les prochaines phases de leur projet de ferme. L’année prochaine, ils démarreront officiellement leur organisme social de maraichage, À nous la ferme!, et commenceront à cultiver des légumes biologiques.

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